Que peut nous apprendre le sport en matière d'investissement ?
Que peut nous apprendre le sport en matière d'investissement ?
J’adore l’été en Europe : un temps parfait, des touristes affairés et un agenda riche en événements sportifs spectaculaires. Cette année encore, on retrouve les incontournables : Roland Garros, qui vient de se terminer, Wimbledon, le Tour de France, la Coupe du monde de football féminin et, un événement que tous les golfeurs passionnés comme moi attendent avec impatience, le championnat « Open » à Royal Portrush, en Irlande du Nord.
Les athlètes de haut niveau sont une source d’inspiration. Leur résilience, leur courage, leur détermination et leur concentration sont autant de leçons de vie qui peuvent également s’appliquer à l'investissement. Ils se distinguent surtout par une qualité essentielle : la capacité à se projeter à long terme.
Le tennis et le marché boursier : plus de points communs qu'on ne le croit
Commençons par Roger Federer, probablement le plus grand joueur de tennis de tous les temps. Avec plus de 100 titres et 20 victoires au Grand Chelem, on pourrait penser qu’il a été presque invincible tout au long de sa carrière. Et pourtant, ses statistiques racontent une autre histoire.
Lors d'un récent discours de remise de diplômes au Dartmouth College, Roger a révélé un fait surprenant : durant sa carrière, il n'a remporté que 54 % de ses points, ce qui ne l’a pas empêché de gagner 80 % de ses matches.
Ces chiffres semblent à première vue contradictoires. Comment un joueur peut-il continuer à dominer son sport en perdant près de la moitié des points ? La réponse est simple : il reste dans le jeu. Il ne laisse pas les points perdus affaiblir sa confiance. Il continue à jouer, adapte sa stratégie et finit par gagner.
L'investissement fonctionne de la même manière. Une étude que nous avons menée sur les performances quotidiennes des marchés depuis 1927 montre que le marché actions américain a enregistré des performances quotidiennes positives 54 % du temps. Coïncidence ou non, il s’agit du même pourcentage de points remportés par Roger. Prenons un peu de recul pour une vision à long terme. Le marché est en hausse 70 % du temps sur une base annuelle. Si vous détenez des actions pendant au moins trois ans - ce que je considère comme un horizon d’investissement minimum raisonnable, ce chiffre grimpe à 80 %, ce qui correspond exactement au pourcentage de rencontres que Roger a remportées.
Le cas Michael Jordan : accepter la défaite pour gagner
Si le tennis ne vous parle pas, prenons l’exemple du basket-ball. Et plus précisément, celui de Michael Jordan, l'un des plus grands athlètes de tous les temps.
Loin d’être parfaite, la carrière de Jordan s'est construite sur sa résilience, ce que le joueur a très bien résumé par cette phrase désormais célèbre :
« Dans ma carrière, j'ai manqué plus de 9 000 tirs. J'ai perdu près de 300 rencontres. Par 26 fois, on m'a fait confiance pour marquer le tir décisif et je l'ai raté. J'ai connu de nombraux échecs dans ma vie. Et c'est pour cette raison que je réussis ».
Malgré ces défaites apparentes, Jordan a remporté 706 matchs sur 1 072 au cours de sa carrière, soit 66 % de victoires. Il a remporté six championnats de la NBA, cinq prix MVP, et est devenu le joueur le plus dominant de son époque. Sa capacité à continuer à tirer, à jouer sans relâche et à continuer à croire est ce qui a fait sa grandeur.
Les investisseurs font souvent l’erreur de réagir face aux échecs, en vendant à perte au lieu de s'en tenir à leur stratégie. Si Jordan avait abandonné le sport après avoir manqué quelques tirs décisifs, il ne serait certainement pas devenu la légende que l’on connaît aujourd'hui.
La morale ? Ne jamais abandonner
Roger Federer n'abandonne pas lorsqu'il perd un point. Michael Jordan ne s'arrête pas de tirer lorsqu'il rate son coup. Et les investisseurs avisés ne devraient pas vendre au premier signe de volatilité sur les marchés.
Le succès, que ce soit dans le domaine du sport ou de l'investissement, est une question de persévérance et de concentration sur le long terme sans jamais cesser de croire que la détermination finit toujours par payer. Pour Roger Federer comme pour Michael Jordan, leurs statistiques à court terme peuvent surprendre, mais ce sont leurs résultats à long terme qui resteront gravés dans les mémoires.
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